Novembre 2008. Les Etats-Unis viennent d’élire leur 44ème Président à une large majorité. Charismatique, dynamique, symbolisant la « nouvelle » amérique, Barak Obama dès son élection a été associé à tous les superlatifs.
Pourtant, quelques mois avant, il n’était ni le favori des sondages ni même de son camps. Inconnu tant dans son pays que sur l’échiquier international, le jeune Sénateur a cependant réussi à remporter toutes les étapes jusqu’à la maison blanche. Une des raisons de son succès : Internet !
Réseaux sociaux, blogs, forums… l’équipe Démocrate a utilisé au mieux les moyens qui lui étaient offerts pour faire connaître leur candidat et fédérer autour de lui.
18 mois plus tard, la France élisait ses conseillers Régionaux. Quel rôle a joué Internet dans la campagne ? Comment les partis ont utilisés les outils à leur disposition ?
Le triptyque « blog, facebook, twitter » se généralise
« Effet Obama » ou simple évolution des mentalités, toujours est-il qu’Internet semble vraiment pénétrer les partis politiques. Sur tout l’échiquier politique, d’un extrême à l’autre, les partis ont investi Internet et les différents canaux de communication qui y sont offerts.
Les moyens investis par chaque camp ont d’ailleurs été important. En effet, les partis les plus important ont même développé des sites pour l’occasion, certains même lançant leurs propres réseaux sociaux.
La tendance apparue lors des élections présidentielles de 2007 s’est confirmée avec la banalisation du blog électoral, noyé au sein d’un portail aux couleurs de son parti ou associé à une URL au nom de son auteur.
Beaucoup de candidats ont envahi également les réseaux sociaux, Twitter mais surtout Facebook : les comptes personnels et pages Fan sont devenus très communs, chaque candidat possédant la sienne. Twitter a eu un traitement spécifique : bien que peu utilisés, les messages (et photos) qui ont été publiés via 140 caractères ont été parfois si polémiques qu’ils ont eu un grand écho médiatique.
La communication numérique reste cependant à la marge
Alors que, d’une manière générale, les blogs voient leur audience croître sans cesse, les comptes Twitter possédant plusieurs milliers de « followers » se multiplier, la Politique, elle, ne rencontre toujours pas ce succès sur Internet. Faut-il y voir un désamour de la part des Français ? La réponse est non. Une enquête TNS-SOFRES sur le comportement des français sur Internet montre que plus d’un français sur 5 a déjà consulté le site d’un parti politique et la même proportion indique qu’elle pourrait le faire.
Pourtant, alors qu’internet est devenu un média utilisé quotidiennement par les Français, alors que les réseaux sociaux en font partie intégrante, les sites politiques « institutionnels » ne rencontrent pas leur public. Par exemple, les réseaux sociaux de l’UMP et du PS n’ont pas réussi à franchir le cap des 30 000 membres… additionnés !
Or, selon les dernières enquêtes, les Français consomment chaque jour plus d’Internet. Avec près d’un foyer sur trois connecté au haut-débit, la démocratisation de l’Internet mobile, 77% des internautes tricolores étant inscrit sur un réseau social… manifestement pas sur un réseau social politique.


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