… et écouter c’est mieux !
S’il ne fallait qu’un exemple pour caractériser la mauvaise utilisation d’Internet aujourd’hui en politique, il suffirait de prendre le cas de #vavoter.
Petit retour sur le tweet citoyen : au soir du 1er tour des élections Régionales de 2010, nous, comme bon nombre de Français, avons été choqués par le taux record d’abstention. Nous nous sommes donc mobilisés au travers de différentes actions numériques, dont une sur Twitter : nous avons demandé aux personnes publiant des messages traitant des élections d’ajouter la mention #vavoter ou #avote dans leurs messages.
Rapidement, des centaines de messages ont été envoyés, le mot clé #vavoter entrant dans le Top 5 des mots clés les plus utilisés en France. Alors que l’abstention était le sujet surement le plus traité dans les médias, les internautes ont participé à leur manière. La démarche a été très bien accueillie et a même trouvé écho auprès de certains journalistes qui en ont parlé, certains organes de presse participant également à cette cyber manifestation.
Finalement, les seuls absents furent les politiques. En effet, à l’exception de deux personnalités, une de la majorité, une de l’opposition, aucun politique n’a identifié ce mouvement. Les partis politiques, pourtant contactés par Twitter, n’ont jamais répondu à nos sollicitations ni visiblement vu le mouvement.
Deux élections en deux ans
Dans moins d’un an se tiendront les élections cantonales, l’élection présidentielle se tenant l’année suivante. Si l’on a l’habitude de dire que tout va très vite sur Internet, la mise en place elle reste longue. Barack Obama a lancé sa campagne sur Internet plus de 18 mois avant le scrutin.
On peut donc espérer que les partis politiques ont d’ores et déjà commencé à tirer les conséquences de l’échec des dernières élections et s’apprêtent à amorcer rapidement leur mutation numérique.
On devrait cependant le savoir rapidement, si l’on peut reprocher certains défauts à Internet, il a cependant un fâcheux avantage : la transparence !

