
Il n’y a pas que dans les réseaux sociaux que l’on se livre une bataille par chiffres interposés. Chaque mois, des analystes choisissent le vainqueur du combat Android – iPhone au regard de statistiques, laissant places à beaucoup d’interprétations.
Ainsi, selon les chiffres de Novembre produits par Comscore, Android dépasserait en nombre de systèmes d’exploitation l’iPhone aux Etats-Unis avec 26% de part de marché (19.6% en août) contre 25% pour Apple (24.2% en août). La nuance de 1% de part de marché n’est en aucun cas significative, du moins pour les éditeurs d’application, puisque cette différence n’est pas suffisante pour déterminer une prédominance sur le marché.
Cette récente suprématie de l’OS de Google doit d’ailleurs être tempérée par d’autres chiffres : le nombre de périphériques connectés et la fragmentation par version d’Android.
Android, roi de la fragmentation

Android est un système d’exploitation qui peut être installé sur n’importe quel périphérique. Cette souplesse a assuré son succès puisque différents constructeurs s’en sont emparés et ont pu le faire fonctionner sur leurs téléphones. Cette force est aussi la faiblesse d’Android : en effet, les périphériques n’ayant pas les mêmes ressources matérielles, ils n’utilisent pas les mêmes versions du système d’exploitation.
Google joue d’ailleurs la transparence sur le sujet, communiquant régulièrement sur la fragmentation de son système d’exploitation.
Ainsi, si on peut constater qu’Android 2.2 et 2.1 sont de loin les plus utilisés, Android 1.5 et 1.6, avec plus de 10% de part de marché, conservent une place relativement importante. Pour développer une application, il faudra donc choisir entre une application compatible avec l’ensemble du parc mais avec des fonctionnalités limitées ou au contraire bénéficier des mises à jours les plus récentes et écarter de facto une part non négligeable des utilisateurs.
Sur iPhone, il existe également plusieurs déclinaisons de l’iOS. Néanmoins, la fragmentation est beaucoup moins pénalisante pour les éditeurs : en effet, Apple tend à faire évoluer son système d’exploitation en même temps que ses périphériques et à restreindre l’accès aux anciennes générations d’appareils. Cette pression économique tend donc à l’uniticité du parc, au moins d’un point de vue fonctionnel.
iPhone, le navigateur mobile
Net Marketshare publie de son côté une analyse sur les connexions effectuées via mobile. L’iOS arrive loin devant Android. Cet domination est une constante, et ce, malgré l’essor d’Android.
En décembre, la part de marché d’Android n’est que de 0.4% contre 1.7% pour iOS. Si l’on se réfère aux 1er chiffres donnés ici, on peut considérer qu’il y a grosso modo autant de périphériques Android et iOS sur le marché ; or, on constate que ces derniers sont bien plus utilisés pour se connecter à Internet.
Android en 2011 ?
Entre un marché fragmenté et un manque criant d’habitude à utiliser l’internet mobile, le marché de l’édition semble encore assez compliqué sur Android. L’investissement pour un éditeur et/ou un annonceur sera plus facilement rentabilisé sur iOS en développant une application iPhone par exemple ou en mettant en place une campagne iAd qu’en mettant en place une application sur Android. Cela est d’autant plus vrai dans le marché Français puisque l’hexagone, avec plus de 800 000 périphériques, est le pays Européen où l’iPad a rencontré le plus gros succès.

Lancé cet été par Apple, iAd rencontre un fort succès outre Atlantique. En moins de 4 mois, plus de la moitié des 25 plus gros annonceurs américains sont venus sur ce service.
